dimanche 17 mai 2020

Confortable

C'est une semaine de vacances, confortablement installé à la campagne chez mes parents, qui prend fin. Lundi c'est le retour au travail, enfin au télétravail. Le confinement va continuer plusieurs semaines. Durant cette semaine de vacances, j'ai tout de même profité de quelques libertés offertes par les premiers pas du déconfinement.

Comme de nombreux Compiégnois, j'ai retrouvé la forêt (même si n'étant pas à Compiègne durant le confinement, elle ne m'avait pas manqué tant que ça). L'accès à la forêt se compare à l'accès aux plages du littoral et aux parcs des villes. A Paris, le confinement était difficile pour son cloisonnement entre 4 murs peu espacés. Dans le choix du lieu de vie, le choix du quartier, de l'environnement immédiat est important. Si je reste depuis si longtemps dans mon IVe arrondissement, c'est aussi pour sa proximité avec les voies sur berges et pour ses nombreux petits parcs. Leur fermeture fut dure pendant le confinement. L'impatience de les retrouver est légitime. A Compiègne ou dans les villes balnéaires, le problème est identique. Le choix de l'habitat prend en compte l'accès à ces étendues d'arbres, de sable ou d'eau qui permettent bien plus de confort qu'un simple jardin. Heureusement pour ces villes, le gouvernement et la préfecture sont un peu moins bornés et permettent à la population de retrouver ses grands espaces.

J'ai beau me dire toujours confiné, cette semaine j'ai pu tester les premiers effets du déconfinement, comme la sortie à pieds pour faire des courses en ville. Pour ce test, je me suis muni de mon masque en tissu fabriqué par Docteure. Premier constat, c'est assez drôle à porter. A se voir dans le miroir, on se dit qu'elle est loin la République qui se vit à découvert... Lors de mes déambulations, je remarque que le port du masque est presque systématique dans le quartier populaire et devient de moins en moins fréquent au plus je me rapproche du centre-ville. Certes le port du masque n'est pas obligatoire mais il y a un côté réconfortant de le voir porté. Instinctivement j'aurais pensé que la proportion de personnes portant un masque aurait été inversée. Dans le centre bourgeois de Compiègne la population est un peu plus âgée et beaucoup plus fortunée que dans les quartiers populaires. J'imaginais donc qu'une population plus à risque et avec plus de moyens aurait acheté et porté plus facilement des masques. D'autant plus que l'espace est bien plus restreint dans le centre où les trottoirs y sont plus étroits. A la périphérie les artères sont plus larges et les espaces verts plus nombreux aux pieds des immeubles, permettant plus facilement le respect de la distanciation.

Au bout de plusieurs dizaines de minutes de promenade, le port du masque devient nettement mois confortable. Mes lunettes ne tiennent pas très bien dessus. La buée s'y invite un peu trop souvent. Je ne sais pas si c'est ma façon de mettre le masque qui n'est pas bonne mais le haut est presque en contact avec les cils du bas. C'est assez désagréable. Au bout de 45 minutes, je suis bien content de retrouver mon domicile pour pouvoir enlever ce masque. Pour éviter d'avoir à porter le masque, je continue de restreindre mes sorties en ville que ce soit pour des promenades ou des achats.
Si je suis gêné au bout de quelques minutes, je ne m'imagine même pas devoir le porter pour toute une journée de travail. Même si le télétravail commence aussi à être pesant, ce choix est ainsi confirmé pour garder le confort de ne pas avoir à porter de masque puisque j'évite les transports en commun ou les réunions dans des petites salles.
C'est d'ailleurs peut-être une solution pour éviter les trop fortes affluences en ville ou dans les parcs. Obliger le port du masque va décourager certaines personnes et donc permettre plus de distance entre les gens... C'est d'ailleurs ce que propose Anne Hidalgo, rouvrir les parcs mais ne permettre l'accès qu'aux personnes portant un masque.

Demain est donc la reprise du télétravail, avec une note de confort supplémentaire par rapport aux deux derniers mois. Docteure et moi aurons chacun un bureau pour travailler avec une vraie chaise de bureau contrairement à devoir se partager le seul bureau de l'appartement (l'autre devant travailler sur la table du salon). En plus les grands-parents pourront s'occuper un peu de Grande Fille si nous devons être occupés au même moment. Ce dernier point est important pour tout le monde. Les dernières semaines Grande Fille ne supportait plus d'être délaissée alors qu'elle nous voyait à côté d'elle. Conséquence, nous avions de plus en plus de mal pour nous concentrer et faire le minimum attendu. J'espère toujours qu'elle pourra retrouver la crèche dans les semaines à venir (dès début juin ?) afin de retrouver la joie de pouvoir au milieu d'enfants de son âge.

Un petit extrait d'un concert au Confort Moderne pour bien finir la semaine :

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