mardi 14 avril 2020

Continuation

Vous en reprendrez bien un peu ? Et nous voila reparti pour 4 nouvelles semaines. Personnellement j'ai l'impression que le plus dur est derrière nous. Avec la petite famille on a pris nos marques, j'ai l'impression que ça fonctionne plutôt pas mal.

Avec Docteure, on essaye de se partager le bureau, l'unique endroit calme de la maison. 4 à 5 heures pour moi et mes réunions, 2 à 3 heures pour elle. Le déséquilibre est flagrant, la période de la sieste de Grande Fille permet d'essayer d'équilibrer la donne. La cuisine quotidienne m'offre des repas bien plus agréables qu'à la cantine. La sortie quotidienne en fin d'après-midi dans la cour avec Grande Fille a des airs de promenade carcérale mais apporte un peu du défoulement nécessaire pour la fatiguer. D'ailleurs les activités avec Grande Fille sont variées, à ce rythme elle deviendra une pro de la cuisine, une peintre accomplie ou une employée de bureau hors pair. Enfin le sacro-saint apéro permet de finir les journées en beauté.

Continuer un mois de plus ?
Pour Docteure, l'annonce est rude. Avec la fermeture des universités jusqu'à septembre, ça signifie pour elle la fin des cours, de tout contact professionnel "dans la vraie vie" et une organisation d'examens en mode chaos. Je ne l'avais jamais réalisé mais nombre d'étudiants n'ont pas de PC chez eux et un accès internet limité à leur téléphone portable. Trouver un mode d'examen réalisable à distance, pertinent, qui n'implique par l'écriture de plusieurs pages de dissertation (sur un téléphone portable, imaginez...) ou qui ne demande pas une longue préparation (pour ne pas léser les nombreux étudiants qui ont trouvé une place en tant qu'employé de supermarché), c'est une épreuve stressante inattendue pour elle.
Pour Grande Fille, étrangement le premier mois s'est bien passée. Elle ne réclame pas de sortie au toboggan, ni de faire du vélo dans la rue. Elle évoque parfois ses amis de la crèche mais ce sont ses grands-mères qui semblent lui manquer le plus. Un de ses jeux préférés est de faire semblant d'être dans le bus ou dans le train pour partir en vacances chez elles. A côté de ça, elle parle de mieux en mieux, s'intéresse à cet étrange processus qu'est l'écriture et commence à nous réciter par cœur ses histoires préférées. La situation n'a pas l'air de la traumatiser.

L'annonce de la réouverture des crèches et des écoles est un peu notre phare dans la nuit. Peu importe le niveau de liberté de mouvement au 11 mai, si déjà Grande Fille peut retrouver ses copains de la crèche et ses nombreuses activités, alors ce sera toujours ça de pris. Ça lui éviterait un coupure trop longue entre mars et septembre et lui éviterait quelques problèmes aux difficultés attendues de la prochaine rentrée en maternelle.


L'étape suivante tant attendue est la réouverture des bars et des restaurants. J'espère qu'il ne faille pas attendre un mois de plus avant de pouvoir retrouver nous aussi un minimum de vie sociale, comme Grande Fille l'aura retrouvée le 11 mai.

En attendant, bon continuation...

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